Après la construction de l'autorail VH Renault
en 127 mm, j'ai réalisé que la carrosserie en bois ne
me donnait pas entière satisfaction. J'ai donc décidé
de me tourner du coté des résines de polyester.
Mes connaissances en la matière étaient nulles. Après
avoir prospecté sur internet, pris des renseignements dans
mon entourage, je décide de me lancer.
Je choisi de construire l'autorail Billard double n° 222 qui circule
sur les Voies Ferrées du Velay (photo 1).
A partir de photos prisent sur place et d'un diagramme sommaire de
l'engin, je trace les plans sur mon ordinateur (Photo 2).
Pour faire un moule il faut d'abord créer le modèle.
Après un essai en polystyrène vite abandonné
je le fabrique en bois. Travail long et délicat pour reconstituer
au mieux le profil avant, et les proportions, mais mastiqué,
poncé et verni je suis prêt pour fabriquer le moule.
Me voici avec la résine dans l'inconnu. Je décide de
ne pas le faire trop épais ,( je me méfie pour le démoulage!).
Je lui donnerai de la rigidité avec un cadre en bois démontable
(photo 3).
Finalement le démoulage se passe bien car j'ai bien ciré
le moule.Un professionnel m'avait dit qu'il passait jusqu'à
14 couches de cire à démouler!
Ultime étape : le moulage des deux éléments de
carrosserie.
Deux couches de gelcoat suivi de deux couches de mat de verre (400
g/kg) bien imprégnés de résine donnent à
l'ensemble une épaisseur correcte. Le démoulage se passe
bien quoique délicat, et voilà le premier élément.
Pas mal ! Mais surprise le gelcoat a retranscrit les coups de pinceaux
de vernis alors que je n'en voyait aucune trace sur le master. Tant
pis, il faudra poncer. Le 2eme élément exécuté
dans la foulée se démoule facilement. J'avais bien ciré
.
Découpage des fenêtres et de l'emplacement des sièges
à la scie à découper.Il faut aussi raccourcir
la carrosserie avant. Les lames ne durent pas longtemps mais on y
arrive. L'ensemble est beaucoup plus résistant que je pensais,
mais il faut quand même donner de la rigidité à
l'ensemble à l'aide de renforts en contreplaqué de 10mm
(photo2).
Les renforts sont collés avec de la résine renforcée
de mat de verre. A la partie inférieure un liteau de 20 X 15
de part et d'autre de la caisse et permettra de la reposer et de la
fixer au châssis (photo 5). Aprés un ponçage long
et fastidieux j'ai la satisfaction d'obtenir une surface parfaitement
lisse qui pourra recevoir la peinture.
Les phares avants et arrières sont taillés dans un tronc
de buis . Ils recevront des leds blancs à l'avant et rouges
à l'arrière alimentées par des piles de 1,5 V.
Le radiateur avant est formé à partir de cornières
fines brasées et d'une grille du commerce.
Je décide d'utiliser des boogies de ma conception, déjà
utilisés sur ma première réalisation , un autorail
Bugatti. Grâce à une suspension par essieu complétée
par une traverse dansante sur Silentblocs ils m'avaient donné
entière satisfaction pour leur tenue de voie et pour leur souplesse
(photo 6). Ils portent les moteurs de traction (moteur de ventilateur
de voiture de 300 w environ) et la transmission réduction par
chaînes.
Les châssis sont construit avec du tube de serrurier de 35 X
20 soudé et complétés à l'avant et à
l'arrière par un fer plat destiné à recevoir
les tampons. Des étriers recevront les boggies constituant
un ensemble pendulaire qui améliore considérablement
la stabilité de l'autorail. La partie arrière est reliée
à l'avant sur le boggie central par l'intermédiaire
d'une platine.(Photo 4)
Une peinture de protection est appliquée à l'intérieur
des caisses car la résine n'est pas hydrofuge.L'extérieur
est peint à la peinture cellulosique et recouvert de vernis
pour donner un meilleur brillant et une plus grande résistance
aux agressions des chaussures des jeunes voyageurs.
Le pupitre de commande est situé à l'arrière
de la première caisse. Il comporte la clé de contact,
la commande du variateur, un ampèremètre et la commande
de frein.
Pour terminer un soufflet en Skaï est insérer entre les
deux caisses par mesure de sécurité.(Photo 7)
La première sortie sera pour les Rencontres 2005 de la CAV
début septembre 2005 à St Gervais. (Photo 8)